Du mieux mais toujours pas de victoire

L’Equipe de France s’est sortie de l’enfer. Après l’expulsion d’Hugo Lloris et le penalty transformé par Milijas dès la 12ème minute de jeu, les Bleus ont fait preuve d’orgueil. Convaincants dans le jeu, malgré une défaillance permanente au niveau de la finition et du coaching, ils ramènent un point précieux de Belgrade.

On a retrouvé l’envie

De l’envie : voila ce que l’on retient de ce match capital contre le leader du groupe. Une équipe de France convaincante qui revient au score moins de 20 minutes après l’ouverture du score serbe. Un groupe soudé dans l’effort emmené par un Thierry Henry des grands soirs. C’est d’ailleurs lui qui pousse au fond des filets le ballon mal capté par Stojkovic suite à une frappe d’Anelka (31e). Même à dix contre onze, suite à l’expulsion d’Hugo Lloris, les bleus semblaient prendre le match en main et continuer sur la lancée de leur excellent début de match. C’est ainsi qu’Anelka, Henry, Gourcuff et même Toulalan tentaient leur chance à tour de rôle, sans succès. Malgré une grosse performance collective et individuelle des français, à l’image d’un Lassana Diarra omniprésent, d’un Toulalan infatigable et d’un Nicolas Anelka percutant, le score restera nul jusqu’à la fin du temps réglementaire : les bleus méritaient mieux.

Domenech et son coaching

On espérait qu’après la défaite de l’Ecosse face aux Pays-Bas, qui assure un peu plus à l’Equipe de France de disputer les barrages, Raymond Domenech aurait pris « des risques » et enlevé un milieu défensif. Surtout lorsque l’occasion se présente dès la 12ème minute et le carton rouge (discutable) infligé à Lloris après avoir accroché Zigic dans la surface. C’est finalement son attaquant de pointe que fait sortir notre Raymond national et le malheureux Gignac est remplacé par Mandanda. C’est Anelka qui prendra sa place et se rapprochera un peu plus de l’axe du terrain, désertant son côté droit et, par la même occasion, son arrière latéral, Sagna. Le sélectionneur nous étonne une fois de plus à la 76ème minute en faisant sortir le capitaine et leader de cette équipe, Thierry Henry, au profit de Franck Ribéry. Le joueur de Barcelone semblait plutôt en forme et ce choix est d’autant plus surprenant qu’on connait la qualité de l’association des deux joueurs, qui aurait pu être décisive à un moment où les tricolores étaient sur le point de marquer.

Une charnière toujours aussi hésitante

Quelle défense adopter si la France parvient à se qualifier pour la Coupe du Monde ? Aux côtés de Gallas, c’est Abidal qui était sélectionné pour ce match. Et leur complicité ne tarde pas à être mise à l’épreuve car c’est l’hésitation de l’un puis de l’autre qui conduiront au pénalty concédé. Cher payé pour une erreur qui fut bien la seule durant cette partie où la charnière n’a pas eu trop de travail, mis-à-part l’incursion de Krasic dans la surface (4e). Contrairement au match contre la Roumanie, on a vu un Patrice Evra nerveux et souvent dépassé par les courses de ce même Krasic. Après ce match nul, les serbes conservent 4 points d’avance sur les bleus, quasiment assurés de participer aux barrages.

Paul de Saint Sernin

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